présentation

La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité. Ben Okri.

lundi 10 octobre 2011

MON PREMIER READ-A-THON



Bonjour à tous,
Un petit message pour vous informer de ma participation au READ-A-THON qui se déroulera le 22 et 23 octobre 2011. Pour cette session c'est Tiboux qui sera l'organisatrice selon une idée originale de Dewey's et repris en France par Chrestomanci.

N'étant froussarde, je me jette directement dans le grand bain : 24 Heures.

J'espère que vous viendrez me soutenir. J'aurais besoin de vous ...et de cafés pour tenir si longtemps...

Je ne me fixerais pas un objectif lecture, je liste simplement quelques livres que je pourrais ouvrir ce jour-là ( ou pas ). Ayant une centaine de livres en attente dans ma bibliothèque, je vais en sortir une quinzaine afin de gagner un peu de temps entre chaque lecture. Je choisirais bien sûr en priorité les petits livres, les histoires simples et un peu d'horreur pour passer la nuit. Et de quoi varier les plaisirs.

Donc je note ici les 15 livres pour le 22/10, mais cette liste est susceptible d'être modifiée :

- Marche ou crève de Richard Bachman ( 334 pages )
- L' adversaire d'Emmanuel Carrere ( 219 pages )
- L'affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft ( 126 pages )
- Petite soeur de Patricia McDonald ( 254 pages )
- La vampire tome 1 de Christopher Pike ( 188 pages )
- Et qu'on en parle plus de Michel Sardou ( 143 pages )
- Le voyage de l'éléphant de José Saramago ( 217 pages )
- Longues peines de Jean Teulé ( 192 pages )
- L'assassin habite au 21 de S.A. Steeman ( 187 pages )
- Pourquoi moi ? d'Omar Raddad ( 192 pages )
- Mémoires d'une catin de Francesca Petrizzo ( 255 pages )
-Chroniques d'un médecin légiste de Michel Sapanet ( 280 pages )
- Histoires de fantômes ( 233 pages )
- La jeune fille suppliciée sur une étagère de Akira Yoshimoura ( 110 pages )
- Vous plaisantez, Monsieur Tanner de Jean Paul Dubois ( 200 pages )

Alors rendez-vous le 22 octobre 2011 à 10 heures sur Livraddict ou sur le blog pour le coup d'envoi de ce marathon livresque...

samedi 8 octobre 2011

LA CHAMBRE DES MORTS, Franck Thilliez



Résumé Éditeur :


Imaginez...
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.
Devant vous, un champ d'éoliennes désert.
Soudain le choc, d'une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d'euros, à portée de mains.
Que feriez-vous ?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L'amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom...La Bête.


Mon avis :

Rien de mieux qu'un petit challenge pour vous faire sortir un livre qui prenait la poussière dans un coin de votre bibliothèque. Petronille a décidé de ma prochaine lecture: "La chambre des morts" de Franck Thilliez. Je me suis exécutée avec plaisir car c'est un auteur que j'apprécie même si quelques fois il ne me convainc pas totalement. Son style est toujours percutant et le réalisme de ses personnages font de ses romans policiers des moments d'angoisse réjouissants.
Ce roman dont je vais vous parler est le premier qu'il ait écrit.
En ayant déjà lu d'autres, un sentiment de mise en place de personnages et d'ambiance pour les romans à venir m'envahit . Non pas que l'écriture soit brouillonne ou que l'intrigue soit mal construite mais il me semble que j'assiste ici à l'introduction d'une longue histoire...
Je m'explique. L'enquêtrice que nous découvrons, Lucie Hennebelle est décortiquée dans le détail. Son métier, son lieu de travail, sa méthode d'appréhender les enquêtes et aussi ses pensées profondes, son obsession des tueurs en série.  L'intrigue en elle-même peut paraître un accessoire secondaire pour mettre en avant Lucie. L'auteur aurait peut-être mieux fait de choisir une intrigue moins complexe pour ne pas alourdir la description détaillée de son personnage principal.
Contrairement aux autres romans déjà lus du même auteur, il manque une immersion évidente dans l'esprit du tueur. D'ailleurs, on n'en apprend pas grand chose et à la fin on ne sait toujours pas ce qui a réellement motivé ses actes ( je parle de la Bête, bien entendu car pour Vigo et Sylvain la motivation est simple : l'argent ).
Il y a deux catégories d' amateurs de thrillers : ceux qui aiment s'identifier à l'enquêteur et ceux qui préfèrent pénétrer dans l'âme du tueur. Je fais partie de cette seconde catégorie. L'univers du prédateur m'intéresse et j'aime entrer profondément dans son monde pour essayer de mieux le comprendre. Ici, malheureusement, on ne découvre que son antre, ses crimes et c'est à peu près tout.
Dans l'ensemble, La chambre des morts reste une lecture agréable. Malgré quelques longueurs, l'auteur arrive à tenir en haleine ses lecteurs. Dans les sombres décors du Nord de la France, il tisse une intrigue sordide où l'amitié est mise à mal et où le Mal prend racine dans les tréfonds d'une maison isolée, baignée entièrement dans le culte de la vie éternelle. La Bête assouvit son fantasme grâce à la taxidermie...mais je ne vous en dis pas plus...
Vous plongerez dans la perversion, la douleur et le sang, thèmes fétiches de l'auteur.







La chambre des morts
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mardi 4 octobre 2011

LA FEMME AU MIROIR, Eric-Emmanuel Schmitt



Résumé Éditeur :

Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin.
Trois époques. Trois femmes : et si c'était la même ?


Mon avis :

Conquise par l'écriture poétique et philosophique d' Eric-Emmanuel Schmitt, j'attendais ce nouveau roman avec émotion. Tout en finesse et simplicité, les mots de cet auteur ont un impact foudroyant sur l'âme de ses lecteurs. Ils transcendent le quotidien, ils magnifient la banalité et font de nos vies sans intérêts de grands moments de béatitude.
La femme au miroir, quête initiatique et spirituelle, nous entraine dans la vie de trois femmes différentes mais oh combien similaires. Se sentant différentes de leurs contemporaines, elles recherchent frénétiquement le sens profond de leur existence et luttent contre les codes respectifs de leurs époques. Acculées par des obligations instituées par la société, elles rejettent le rôle de femmes qui leur est imposé. Pourquoi devraient-elles n'être simplement que des épouses, des mères ou des trophées pour la gente masculine. Est-ce que leur venue sur Terre se résume à cette superficialité ? Ne pourraient-elles pas être destinées à tout autre chose ? Anne se sent entière auprès de la nature. Elle communie avec elle et s'épanouit au contact des animaux. Hanna, jeune aristocrate excentrique vit le mariage parfait mais ne se sent pas femme auprès de Franz. Sa vie à Vienne est une prison dorée et l'étouffe chaque jour un peu plus. Au plus profond de sa détresse, elle entend parler d'un certain Sigmund Freud et de la psychanalyse. Quant à Anny, star d' Hollywood, vit depuis son enfance au travers de ses personnages. Elle abuse des drogues, de l'alcool et multiplie les amants de passage pour oublier secrètement la femme qui est en elle. Jusqu'au jour où un jeune infirmier entre dans sa vie.
Ces trois femmes vivent à des époques différentes mais leur destin est lié. Car dans le miroir, elles voient toutes la même chose : l'incompréhension. Face à leurs reflets, elles ne se voient pas réellement, elles ne distinguent qu'une enveloppe corporelle malléable et étrangère à leur âme. Qu'elles s'appellent Anne, Hanna ou Anny, elles poursuivent un but commun : épanouir leur ego.
Au fil des pages, leurs vies vont se croiser, se décroiser dans un univers intemporel et dans chaque histoire nous retrouvons toujours le reflet de cette femme soumise aux exigences de la société.

Bref, ce nouveau chef d'oeuvre d'Eric-Emmanuel Schmitt est un vraiment bouleversant. il est empreint de douceur et de spiritualité où la femme est encore une fois au centre de la vie.





La femme au miroir
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dimanche 2 octobre 2011

LES MATCHS DE LA RENTREE LITTERAIRE DE PRICEMINiSTER : LE LIVRE

Comme on dit " jamais deux sans trois", voici le troisième roman en partenariat que je vais découvrir en Octobre.
C'est ma première participation à l'opération LES MATCHS DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE organisé par le site PRICEMINISTER.
J'ai sélectionné un roman de Jonathan Franzen : FREEDOM. Je l'ai reçu il y a quelques jours, donc je vous propose de découvrir un peu ce livre en attendant mon avis après lecture :




Patty a décidé une fois pour toutes d'être la femme idéale. Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l'épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple « bobo » par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d'abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleur ami de Walter. Freedom raconte l'histoire de ce trio, et capture le climat émotionnel, politique et moral des Etats-Unis de ces 30 dernières années, dans une tragi-comédie d'une incroyable virtuosité. Comment vivre ? Comment s'orienter dans une époque qui semble devenue folle ? Jonathan Franzen relève le défi et tente de répondre à cette question, avec cette histoire d'un mariage d'une implacable cruauté.

A bientôt pour une chronique détaillée...

samedi 1 octobre 2011

LES SALAUDS GENTILSHOMMES : LES MENSONGES DE LOCKE LAMORA, Scott Lynch



Résumé Éditeur :

On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort.
En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshhommes.
Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire...



Mon avis :

Une réputation  qui n'est plus à faire! des fans par milliers! Les salauds gentilshommes ont conquis les amateurs de fantasy mais aussi les occasionnels du genre. Teinté d'une ambiance originale mais qui n'est pas sans rappeler un certain Oliver Twist ou Arsène Lupin, ce roman nous emmène dans la cité de Camorr, un univers singulier où les bandes de voleurs germent comme les blés.
Dans ce premier tome, nous suivons Locke Lamora, un jeune orphelin pris sous la coupe d'un moine peu orthodoxe, le père Chains. Ce dernier va lui inculquer l'art de l'escroquerie et faire de lui un voleur hors pair. Avec d'autres enfants de sa condition, il va monter une bande, les Salauds Gentilshommes. Ils vont user de leur art afin détrousser les riches de Camorr pour leur profit personnel. Passés maîtres dans l'art du déguisement, ils vont se lancer dans une entreprise clandestine qui va faire naitre la rumeur de la Ronce de Camorr. Tout se passait relativement bien pour nos détrousseurs lorsqu'un mystérieux personnage vient mettre la zizanie dans le calme relatif de la cité. Locke et ses amis vont être entrainés malgré eux dans un tourbillon de violence. C'est avec beaucoup de finesse et d'intelligence que Scott Lynch crée un univers inhabituel à la frontière de la fantasy et des romans d'aventures d'antan. Il a pensé des personnages charismatiques, des décors réalistes agrémentés de luminosité et des situations riches et multiples qui embarquent le lecteur dans un foisonnement de jubilation et d'angoisse jouissives.
Des interludes viennent ponctuer le récit des mésaventures de nos Salauds préférés. Elles permettent de prendre conscience de l'histoire de chaque personnage.
Parsemée de magie et d'alchimie, la cité de Camorr semble si familière au lecteur, qu' il aurait envie de fouler son sol, flâner dans ses rues et bien entendu en espérant éviter ses dangers.
L'écriture de Scott Lynch est fraiche, simple et directe ( il maitrise l'art de glisser des grossièretés sans alourdir son récit ) et ses mots sont en harmonie avec l'âme de ses personnages. Tout coule de source et le lecteur entre tout entier dans ce monde fantastique et étrange comme dans un gant.

Bref, ce premier tome est une belle promesse pour cette saga époustouflante et originale. Nul n'est besoin d'être fan de fantasy pour adhérer aux Salauds Gentilshommes et à leur mode de vie répréhensible.
J'ai été conquise par cette bande de" laissés pour compte" qui redéfinissent le sens du mot Amitié et qui rappellent le sens originel de la solidarité.




Les Salauds Gentilhommes, Tome 1 : Les Mensonges de Locke Lamora
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