présentation

La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité. Ben Okri.

mardi 12 juillet 2011

DÔME, Stephen King





Résumé Editeur :

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…


Mon avis :

Alléluia mes frères et mes sœurs ! Monsieur King est revenu ! Le grand maître de la terreur est de retour ! Alléluia !

Dôme, malgré ses 1100 pages, est un concentré de ce que l'auteur fait de mieux. Il y eu une baisse dans la qualité de ses œuvres, surtout celles sorties dans les années 2000, mais ce roman efface tout. On retrouve l'essence même de l'écriture du maître et même plus. Cet opus a un rythme effréné. Dès le premier chapitre, on entre dans l'action. Le Dôme tombe et c'est l'hécatombe! Et jusqu'à l'épilogue, on est confronté à la folie.
Mais d'où vient ce Dôme ? pourquoi est-il là ? Et pourquoi Chester mill's ? Tant de questions que le lecteur se pose en suivant la vie des prisonniers de ce phénomène étrange. Le critère de temps ici est très important et donne le tempo de l'histoire. Toute l'action se déroule sur quelques jours. Mais vous verrez que l'homme est capable de tout, même en si peu de temps. Quand il est confronté à l'inconnu, il ne se révèle pas forcément le meilleur.
Comme toujours dans les romans de Stephen King, nous retrouvons la dimension fantastique, même si ici elle n'est que secondaire. Le dôme est une inconnue dans notre monde, mais qui ou quoi joue avec les hommes ? En fin de compte, peu importe, l'homme suffit à instaurer le pire !
Les habitants de Chester Mill's vont vivre cet enfermement de bien des façons. Mais tous vont vivre l'enfer.
Chaque habitant ou presque va jouer un rôle déterminant et les enfants seront le pilier des adultes. Car chez King, l'enfant a toujours une importance dans ses histoires et, ici, on ne déroge pas à la règle. Un trio d'adolescents, pas encore pourris par les animosités de voisinage, vont aider à comprendre le phénomène. Ils sont jeunes mais déjà très intelligents.
Tout au long du récit, on ne relâche pas la pression. On est sollicité dans toute la ville, on angoisse, on enrage et l'on se demande comment tout ça va finir !

Monsieur King, à la fin de votre roman, vous nous demandez si nous nous sommes amusés en lisant ce livre, autant que vous pour l'écrire. Et bien OUI, je me suis  bien amusée en lisant Dôme. Et je vous en remercie du fond du cœur...







Dome : Tome 1
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dimanche 10 juillet 2011

LES MORSURES DE L'OMBRE, Karine Giebel




Résumé Editeur :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...


Mon avis :

Je découvre l'univers de Karine Giebel au travers de ce thriller psychologique original.
Nous nous retrouvons dans un schéma peu commun : une tortionnaire, un flic prisonnier et un huis clos angoissant dans une cave.
A l'inverse des huis-clos classiques, le rythme de lecture est très soutenu. Pas d'interminables réflexions, pas de scènes de torture à rallonge, pas de dialogues épuisants. Tout est savemment dosé. Mais l'angoisse est omniprésente. Le lecteur est entrainé dans cette sombre séquestration et se tient près du prisonnier sans beaucoup d'indices sur les causes de cet enlèvement Comme ce pauvre homme, on ne sait pas pourquoi il se retrouve aux mains de cette jeune femme à la psychologie quelque peu dérangée. Chaque fois qu'elle vient le voir, la peur monte, et l'excitation aussi. Franchement flippant !
Et le dénouement est vraiment surprenant. Rien ne nous amène à cette fin des plus décalés. On est estomaqué par la tournure que prend cette histoire. Et la surprise est un atout majeur dans un thriller. Le lecteur attend la fin avec impatience, ayant fondé des théories sur tout, et lorsqu'il découvre le fin mot de l'histoire il aime généralement être passé complétement à côté de la plaque. Du moins c'est mon cas. J'aime qu'un thriller me surprenne.

Bref, une lecture très rapide, angoissante, originale et entrainante. Tout ce qu'on attend dans ce genre de livres.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un lecture commune que j'ai organisé ( ma première ! ). Retrouvez donc vite les avis des autres lecteurs : Dup, Krikri, Lamalal', Stephie et Elea23.






Les morsures de l\'ombre
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vendredi 8 juillet 2011

MON BLOG, MES LIVRES ET MOI...




Bonjour à tous,

Aujourd'hui je découvre sur le blog de Ptitetrolle un rendez très sympathique. Elle pose simplement une question sur nous, nos livres et nos habitudes de lecture. Libre à nous de se laisser tenter.
Alors je me lance dans l'aventure, ce qui permettra de vous faire un peu découvrir mon petit cercle intime.

Combien de livres achetez-vous en moyenne tous les mois ? Êtes-vous plutôt un défenseur du « free PAL » ou plutôt un adepte des challenges visant à la faire baisser ?



Ma fréquence d'achat est très aléatoire. Il peut m'arriver d'avoir un grain de folie, et je peux acheter entre 5 et 10 livres dans le mois. Mais il m'arrive aussi de me restreindre à 1 voir aucun. Tout dépend de mon état d'esprit et des occasions qui s'offrent à moi. J'aime beaucoup me rendre à la librairie pour découvrir les nouvelles entrées, les coups de coeur... Travaillant non loin et ayant deux heures de pause déjeuner, je la fréquente très assidûment. De temps en temps, je passe sur le marché où le bouquiniste s'installe avec un choix énorme. Quand je prend le temps de laisser mes mains fureter dans ses cagettes, je ne regarde pas le nombre de bouquins qui vont rejoindre la Pal.
Il m'arrive très souvent aussi de faire des affaires sur Priceminister. J'ai la chance de tomber sur de véritables occases.
En ce qui concerne ma PAL, je serais très mal placée pour dire qu'il faut absolument la faire baisser. Arrivée à une centaine de petites perles qui attendent patiemment que je les ouvre, j'ai pris la décision de ne plus me culpabiliser pour la taille monstrueuse de celle-ci. Mon z'homme n'est d'ailleurs pas frustré puisqu'il a fait l'acquisition il y a peu d'une plus grande bibliothèque pour installer mes perles. Et comme il y reste encore beaucoup de place. Je prends plaisir de combler le vide !
Je n'ai aucune gêne quand à ma passion pour la lecture et je vis ma vie de livraddict en toute simplicité.
Un slogan me vient : Vis ta vie, assumes ta PAL !!!
Il m'arrive comme tous blogger de m'inscrire à des challenges, mais je ne les sélectionne jamais en fonction des livres qui sont déjà en ma possession. Ce qui a pour résultat de faire encore grossir ma PAL. De plus, je les rate souvent car je n'arrive jamais à me cantonner aux choix des différents challenges. Mais ce n'est pas un problème, l'important n'est-il pas de participer ?
Voilà, je pense avoir fait le tour de la question. Je me dévoile en douceur et toujours avec beaucoup de pudeur.

Merci à Ptitetrolle pour ce petit aparté livresque.

A bientôt pour un nouvel aveu...

mercredi 6 juillet 2011

APPARTEMENT 16, Adam Nevill




Résumé Editeur :

Certaines portes devraient toujours rester fermer...

A Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n'y entre, personne n'en sort. Et c'est comme ça depuis cinquante ans.
Jusqu'au jour où April, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l'appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d'étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant.
Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, April commence à reconstituer l'histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l'immeuble et l'entrée de l'appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d'inimaginable...


Mon avis :

Avec une couverture comme ça, on ne peut se détourner de ce roman. Elle est superbe et intrigante.  Le résumé finit d' aiguiser notre curiosité, un appartement hanté, des habitants effrayés et un secret horrible, on ouvre la porte avec beaucoup d'excitation. Que cache l'appartement 16 ?

Et pourtant ! pourtant ! L'excitation retombe vite ! On entre dans une histoire glauque, confuse et très peu intéressante au final.
Alors que dire à part, quel dommage ! Le sujet, qui pourtant est très exploité dans la littérature fantastique, est un régal pour les amateurs du genre, en règle générale. Ici, nous partons à la dérive, on est bringuebalé dans une pseudo terreur mal écrite. Le texte est très lourd, des explications et des situations absurdes. Les personnages sont très spéciaux et il arrive souvent que l'on s'y perd dans leurs déambulations. De plus la trame est quelque peu tordue. On se coltine l' esprit d'un peintre fou qui hante un hôtel particuliers, un vortex apparemment ouvert grâce à une magie vaudou ( d'après ce que j'ai pu comprendre ) et des vivants superficielles et pathétiques.
Donc, pour ne pas gâcher la curiosité des intrépides, je ne m'étalerais pas plus sur ce livre qui vous l'aurait compris m'a vraiment déçue.




Appartement 16
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dimanche 3 juillet 2011

LES AILES DE L'ANGE, Jenny Wingfield




Résumé Editeur :

Swan, enfant espiègle et malicieuse, a onze ans. Depuis que son père, prédicateur, a perdu sa congrégation, sa famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D'une honnêteté inébranlable les Moses n'éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballenger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouïe. Quand le petit Blade Ballenger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?


Mon avis :

La curiosité est le point de départ de cette belle découverte. Au premier abord, ce roman de Jenny Wingfield n'aurait pas dû m'attirer. La couverture est très simple, elle tend à nous offrir une romance bucolique ou un roman du terroir. Le titre, lui est très peu explicite. Et en lisant le résumé on ne sait pas trop dans quoi on se lance.
Les premiers chapitres sont très déroutants. On entre dans la vie des Moses. Une famille honnête, soudée, où ses membres sont unis dans la joie et la détresse.
On découvre des gens touchants, un esprit de famille inébranlable, des personnalités fortes. Mais on est baigné un peu dans une bonté qui sonne légèrement faux. Le père de Swan étant prédicateur ( sans oublier que nous sommes dans l'Amérique puritaine des années 50 ), on retrouve de nombreuses références bibliques, des sermons et des morales...qui laisse perplexe le lecteur, qui se demande où il va.
Mais rapidement, le roman prend une tout autre direction. Et là, on ne décroche plus. Le Mal entre chez les Moses, le drame est à leur porte. Plus de prêchi-prêcha, la dureté des hommes les frappe de plein fouet.
Seule, l'amitié de Swan et Blade, seule la force de l'union vont apporter le salut chez le Moses. Mais le prix a payer est très lourd.
Cette petite Swan est tellement touchante. Cet enfant est un "ange". Mais à trop approcher des flammes de l'enfer, ne va-t-elle pas se brûler les ailes ? - D'où peut-être le choix du titre de ce roman - car le monde des adultes va mettre à mal l'innocence de l'enfance.
On est pris à témoin de ce drame et c'est avec beaucoup d'émotions que l'on suit le déroulement de cette lutte contre la cruauté de certains hommes.
Les ailes de l'ange, c est l'histoire d'une amitié indéfectible, c'est l'histoire de la victoire de l'Amour sur la haine. Mais c'est surtout l'histoire des Hommes.
L'écriture de Jenny Wingfield coule tel un long fleuve tranquille. Mais comme l'eau n'est jamais sans mouvement, elle nous emmène rapidement dans ses remous, dans ses tourbillons et nous entraine inévitablement au bord de ses chutes. On est donc baladé puis secoué, et l'on ressort tout retourné.

Bref, ce roman est un véritable coup de coeur. Intense et déroutant. On est confronté à  la violence des hommes face à la pureté de l'enfance. C'est bouleversant !

Je remercie chaleureusement BELFOND et LIVRADDICT pour ce partenariat riche en émotions.



Les ailes de l\'ange.
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