présentation

La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité. Ben Okri.

jeudi 12 avril 2012

LECTEURS LIBRES !

En allant faire un petit tour sur Facebook, je suis tombée sur un lien qui me laisse sans voix...Alice a comme beaucoup d'entre nous participé à l'opération masse critique de Babelio. La règle des partenariats est simple Un livre contre Une critique ( qu'elle soit positive ou négative ). Le but étant d'argumenter sur son ressenti.
Elle poste donc sa critique, mitigée mais très bien écrite. Elle exprime tout simplement sa pensée de façon très correcte et intelligente. Comme nous le faisons tous, elle partage le lien de sa chronique sur différents sites de lecture. Ce geste va déclencher le courroux de l'auteur.
Ce qui me choque dans cette histoire n'est pas que l'auteur, se sentant blessé, vienne prendre la parole. La liberté d'expression est pour tous. Ce qui est intolérable, ce sont les propos tenus. Je vous invite à vous rendre sur le Blog d'Alice pour y lire les remarques acerbes et hargneuses de cet écrivain.
J'en viens à me poser une question fondamentale : Sommes-nous vraiment libres de discuter de nos lectures?
D'après ce monsieur, dont j'éviterais de citer le nom car ce n'est pas le plus important, nous n'avons pas le droit de poster d'avis négatifs sur un livre que nous n'avons pas acheté ! Cela signifie-t-il que les partenariats sont une mascarade visant à encenser des auteurs prêt à mettre le prix ? Il n'est pas concevable de définir ces échanges comme étant des arrangements malhonnêtes ! Chacun doit prendre le risque d'être déçu, le lecteur par une découverte malheureuse et l'auteur par une critique non élogieuse.

" Si je dois cirer des pompes pour avoir  un livre, je préfère m'abstenir. Je suis un lecteur libre ! Je ne suis pas à la solde d'un Ecrivain ou d'une maison d'Edition.
 Que dois-je ressentir en lisant des paroles si violentes, moi qui ne fait que partager ma passion pour la littérature ? Mes phrases ne sont pas des armes pour blesser l'individu suant sur le papier ses émotions et ses rêves. Mes propos ne sont pas des poings pour meurtrir mais des caresses pour ressentir le plaisir. Amante occasionnelle, mes paroles sont parfois maladroites, mes pensées  floues, mais jamais ma passion n'est hypocrite. Je ne suis qu'une amoureuse des mots et je respecte l'âme de celui ou celle qui est venu toucher mon esprit."

Voilà ce qui m'habite lorsque je prend un livre entre les mains. Alors Monsieur L, ne soyez pas si étroit d'esprit avec vos propos rabaissant la lecture à un rendement pécuniaire. Ce n'est pas à la hauteur d'un homme dit de "lettres". Que vous soyez heurté dans votre âme par la déception d'un lecteur est une chose, mais que vous insultiez notre personne sous le prétexte que vous avez eu la largesse d'offrir un roman, cela n'est pas tolérable.


Je n'ai pas pour habitude de m'exprimer sur ce genre de polémique vaseuse pourtant cette fois c'est un droit qui vient d'être bafoué : La liberté d'expression.
Je ne peux pas rester muette face à ce manque de respect. Ce n'est pas qu'Alice qui a été insultée, mais toute la communauté.

Je le dis et je le répète ( et faite de même ! ) : JE SUIS UN LECTEUR LIBRE !

mercredi 11 avril 2012

RIEN N'EST TROP BEAU, Rona Jaffe



Résumé Éditeur :

New York, début des années 1950. Elles sont jeunes et Manhattan leur tend les bras...

Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes.
Il y a la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son  mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson.
Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes.


Mon avis : 

Ce premier roman de l'américaine Rona Jaffe fut un succès en 1958. Lorsqu'on lui demande d'écrire un livre sur les relations homme/femme dans le monde du travail, elle pense dépeindre un monde cruel où la femme a beaucoup de mal à se faire une place. C'est une réalité certes, mais il en résulte que son coup de gueule se transforme vite en un engouement pour la vie trépidante et excitante de la femme active new-yorkaise. Les lectrices américaines s'identifient immédiatement au cinq jeunes femmes de ce roman.
Aujourd'hui encore son livre fait écho aux jeunes femmes actives que nous sommes. Mary Agnes, Caroline, April et les autres sont nos mères, nos grands-mères mais elles nous ressemblent tellement. Soixante ans nous séparent pourtant nos rêves et nos doutes sont sensiblement les mêmes. Avoir un travail qui nous passionne, aimée et être aimée en retour, fonder une famille et être comblée de joie et de bonheur. La seule différence qu'il y a à notre époque, c'est qu'on veut tout en même temps, nous sommes plus ambitieuses peut-être ou simplement plus gourmandes de la vie !
C'est donc avec beaucoup d'émotions et peu de nostalgie que nous suivons le destin de ces cinq jeunes femmes à peine sortie de l'adolescence. Près d'elles nous apprenons à vivre au sein d'une société encore très machiste les égratignant pour les rendre plus fortes, plus femmes. Elles seront ambitieuses, patientes, courageuses et tenteront d'atteindre le but de leur vie. Pour les unes ce sera le mariage, pour d'autres la promotion professionnelle, mais pour toutes la quête du bonheur.
Bref, j'ai vraiment été touchée par ce roman de Rona Jaffe. Il a su passé les années et réussi à conquérir un nouveau public. Je vous le conseille vivement.
Petite mention "excellent" pour sa magnifique couverture...( j'adore ses chaussures ! )





Rien n’est trop beau
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jeudi 5 avril 2012

DEUILS DE MIEL, Franck Thilliez




Résumé Éditeur :

Meurtre dans une église… Une femme nue, rasée, intérieurement explosée… Sur son crâne, des papillons, vivants… un message codé, gravé dans la pierre… la menace de fléaux…
Le mythe de l’Apocalypse et ses multitudes de victimes deviendra-t-il réalité ?
C’est ce que le commissaire Sharko tentera d’empêcher, par tous les moyens, au cours d’une enquête plus qu’éprouvante.
Un voyage dangereux, en compagnie d’une enfant médium, qui l’emportera vers les confins de la folie et du macabre…



Mon avis :

Le commissaire Sharko...le requin...
Encore un flic malmené, blessé et démoli de l'intérieur. Serait-ce ce qui fait de lui un enquêteur hors du commun? Qu'il est bon ce Sharko !
Oui, c'est peu de le dire, Franck Thilliez le pousse à bout notre homme. Il a tout perdu, femme, enfant et aujourd'hui il est au fond du gouffre. Pourquoi se battre contre les monstres qui courent les rues et perdre bêtement les êtres aimés dans un accident ?
Son seul refuge, son travail. Il se voit confier une enquête des plus tordue. Pour un retour au bercail, rien de tel. Mais rapidement Sharko perd un peu les pédales et descend dans les affres de l'enfer. L'enquête l'éprouve fortement. Va-t-il réussir à supporter cette pression extrême ?
Avertissement à tous les entomophobes : dans Deuils de miel, ça rampe, ça grouille, ça vole et bourdonne près des oreilles et on ne compte plus les petites pattes velues !!!! Alors âmes trop sensibles, s'abstenir.
Mais où Franck Thilliez va-t-il chercher toutes ces folies. Il va loin, très loin dans l'horreur...C'est monstrueux de voir comment il joue avec  les nerfs de ses personnages, mais aussi avec ceux des lecteurs. Son style bien particuliers, des énumérations chocs, des rythmes frénétiques et des introspections macabres entrainent dans les abysses du mal, dans l'antre du Mal !
Et ce personnage de Sharko, une perfection ! Il est généralement dans l'action, mais ses réflexions "éclairs" sont si fortes et parfaites qu'on en vient à redouter pour sa santé mentale.
Avant Deuils de miel, je vous conseille fortement de lire Train d'enfer pour Ange rouge. Cela permet de mieux comprendre la psychologie de notre enquêteur et apprécier plus pleinement le déroulement de cette histoire de dingue...
Bref, encore un bon thriller de Franck Thilliez. Deuils de miel retourne les tripes mais aussi le cerveau et si vous n'êtes pas prêt à descendre en Enfer, réfléchissez. Ne dîtes pas que vous n'êtes pas prévenu...si vous ouvrez ce livre vous ne le fermerez qu'à regret ! Quoi qu'il s'y passe !!!!



 Et de 2 "terreurs" !




Deuils de miel
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ENTRE ELLES ET ÎLES, Laure Dantourre




 Résumé Éditeur :

Des amitiés, des amours, des histoires, des voyages, et une décision qui bouscule plusieurs vies. Quelques mois suffisent pour changer beaucoup de choses. Incidence de nos actes, de nos choix ou simple jeu du destin ?


Mon avis :

Les agents littéraires ont proposé ce livre dans le cadre de leurs partenariats. Le petit résumé de présentation ouvre une multitude de possibilités quand au chemin que prendra ce roman de Laure Dantourre. Seule certitude, un voyage en Nouvelle-Calédonie.
Dès les premiers chapitres nous comprenons vite qu'il s'agira d'une histoire tournant autour de l'amitié et de l'amour.  Une bande de copines trentenaires et "adulescentes", statut qu'elles assument fièrement, organisent une soirée pour le retour d'une amie partie faire le tour du monde avec son amoureux. Pendant la soirée, celle-ci confie à Julie, la narratrice, qu'elle est tombée follement amoureuse en Nouvelle-Calédonie d'une femme et qu'elle part s'installer là-bas définitivement.
Cette décision va créer beaucoup de changements dans la vie des amies. Les répercutions de son acte d'amour va conduire à des choix et des situations qui changeront à jamais leur amitié et leur vie.
L'écriture de Laure Dantourre est très agréable. Son style est dynamique et moderne. Elle utilise même des références de notre époque ( Florence Foresti...). Mais l'histoire dans son ensemble manque légèrement de profondeur. Heureusement que les descriptions des sites paradisiaques de Nouméa et ses alentours viennent réchauffer le lecteur de temps à autre car le reste est un peu moins plaisant. Surtout les longs passages où sont détaillés les rapports saphiques...je ne suis ni prude, ni obtus sur ce sujet, mais j'avoue avoir eu ma dose à la moitié du livre. Il n'était pas forcément utile ( ceci est bien entendu un avis personnel ) d'user de tant de détails, les passions peuvent être ressenties autrement.
Bref, dans l'ensemble, ma lecture a été en demi-teinte et je n'ai en fin de compte fait que survoler ce roman.
Merci aux éditions Mon Petit Editeur pour ce partenariat.


dimanche 1 avril 2012

AVANT LE DELUGE, Raphaël Albert




Résumé Éditeur :

Panam, dans les années 1880. La ville est la capitale d'un vaste royaume où les humains côtoient des nains, orcs, lutins et autres peuples fantastiques. Des motos à vapeur y doublent coches et centaures taxis. La magie très codifiée par des mages académiciens sert à la vie de tous les jours...Sylvo Sylvain, un elfe exilé de sa lointaine forêt y a jeté l'ancre et ouvert une agence de détective privé. Le voilà enfin les poches pleines, à la tête d'une équipe haute en couleur. Les affaires tournent et l'argent fait des petits ! Nonobstant, son ami l'ambitieux journaliste Jacques Londres disparait dans des conditions louches. Aidé de ses comparses, Sylvo se lance à sa recherche. Cette fois, le tragique et la Grande Faucheuse s'invitent.



Mon avis :

Par où commencer ? Peut-être un petit rappel du premier tome "Rue Farfadet"...Nous y découvrons donc deux personnages étranges et complètement attachants, Sylvo Sylvain et Pixel. Deux amis réunis dans un Panam décalé où humains et êtres fantastiques se côtoient. Sylvo est un elfe des forêts bannis des siens et Pixel est un pillywiggins ( en fait une espèce de fée clochette au masculin ). Ils tentent de se faire de l'argent en ouvrant une agence de détective privé mais le travail assidu et l'héroïsme ne sont pas vraiment leur point fort. Le destin va s'en mêler et bien malgré eux, ils vont se retrouver au coeur d'un complot de grande envergure. ( fin du flash-back )
Nous retrouvons donc nos deux comparses, dans ce second volet, célèbres et relativement riches. Depuis leur Grande Aventure, leur agence ne désemplit plus. Ils sont sollicités de partout et ont même dû agrandir leur effectif. Tout à l'air de bien se passer pour eux jusqu'au jour où leur ami, le journaliste Jacques Londres disparait. Sa proche amie vient demander de l'aide à Sylvo et il n'a pas d'autre choix que de mener une enquête. Cette disparition va les entrainer au centre d'un cyclone. Il sera cette fois-ci question de se frotter aux très puissants technomages, d'imminents magiciens académiciens. Et ce ne sera pas une mince affaire ! Lorsque l'on s'attaque au pouvoir, on risque fort de se brûler...
Dans cette seconde aventure, l'action et les rebondissements se succèdent à un rythme frénétique. L'enquête est bien plus ardue pour nos deux amis et ils vont côtoyer de très près la Grande Faucheuse.  Le lecteur est porter sur un vent de violence et les miasmes du Mal le prennent aux tripes.
De nouveaux personnages font leur apparition et il est à noter que les références sont choisies judicieusement et pour le grand plaisir du lecteur : Connaissez-vous un certain Arsène Lutin ? et le terrible Tueur de la Chapelle ? Non, ça ne vous dit rien...mais si je suis sûr que ces noms vous font échos.
On ressent franchement une grande assurance de Raphaël Albert dans ce deuxième opus. Il maîtrise parfaitement son sujet et il joue encore plus avec les lieux et ses personnages, c'est un pur régal !
Bref, j'adhère complètement à l'écriture et l'univers de cet auteur à l'imagination débordante. Il sait tenir en haleine ses lecteurs tout en les faisant halluciner grâce à la magie que dégage son Panam fantasmagorique.


Avant le déluge
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