présentation

La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité. Ben Okri.

mardi 15 mars 2011

LE GRAND QUOI, Dave Eggers



Résumé Editeur :


Valentino n'a que huit ans lorsqu'il est contraint de fuir Marial Bai, son village natal, traqué par les miliciens armés de Khartoum. Comme des milliers d'autres gosses, le jeune soudanais va parcourir à pied des centaines de kilomètres pour échapper au sort des enfants soldats et esclaves. Valentino passera ensuite plus de dix ans dans les camps de réfugiés en Ethiopie et au Kenya, avant d'obtenir un visa pour l'Amérique. Dans cette nouvelle jungle-urbaine cette fois- il découvrira une face inattendue du racisme.
A mi-chemin entre le roman picaresque et le récit d'apprentissage, ce livre est avant tout le fruit d'un échange. Eggers l'Américain a écouté Valentino l'Africain se raconter. Sa plume impertinente fait mouche et insuffle à cette autobiographie une dimension épique, qui rappelle celle de Mark Twain.


Mon avis :


J'ai eu la chance de lire ce livre, qui a reçu en 2009 le prix Médicis Etranger, dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et Folio.
Je les en remercie grandement car j'ai découvert un monde que je ne connaissais que trop peu.
Le Grand Quoi est avant tout l'histoire romancée de Valentino Achak Deng. Grâce à la plume de Dave Eggers et la sagesse de Valentino, ce roman nous offre une vision personnelle d'une guerre fratricide qui dévaste l'Afrique.
Sans larmoiement ni apitoiement, Valentino, qui vit maintenant aux Etats-Unis, raconte ses souvenirs d'enfant et son périple à travers le Soudan, l'Ethiopie et le Kenya.
Car Valentino fait parti de ceux qu'on a appelé plus tard les enfants perdus, petites victimes d'une guerre civile dévastatrice africaine.
 Dave Eggers met son talent d'écrivain au service des souvenirs de Valentino pour leurs donner une dimension romanesque. Avec beaucoup de finesse il met en action Valentino Achak Deng dans son présent et dans son passé.
Le récit se déroule à la première personne du singulier. Le narrateur est notre jeune soudanais, qui se remémore sa vie depuis ce fameux jour où les murahaleen sont venus détruire son village. Il va se retrouver sans les siens et sur les routes dangereuses qui le mèneront, lui et beaucoup d'autres enfants, jusqu'en Ethiopie, puis ensuite au Kenya. Il sera confronté à la faim, à la peur, à la mort, mais aussi à la cruauté des hommes. Toutes ses horreurs n'auront pas noirci pour autant son coeur et il gardera toujours l'espoir de revivre une vie normale.
A travers le récit, nous retrouvons donc des moments historiques ( politiques, géopolitiques...), mais aussi des anecdotes enfantines et drôlatiques. Le lecteur voit ce monde, le monde de Valentino , avec des yeux d'enfant, puis d'adolescent.
En bref, cette autobiographie romancée est née d'un échange, et nous dépeint avec beaucoup de finesse un moment très sombre de l'histoire africaine. Elle nous mène avec douceur à la réflexion sur le comportement des hommes.




Le Grand Quoi(Autobiographie de Valentino Achak Deng)
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mardi 8 mars 2011

SWAP LECTURE, THE ET CHOCOLAT

Marmotte nous a organisé un swap sur le thème du thé et du chocolat.
Cette semaine, c'est le grand déballage.

Guu, qui participe à son premier swap, a eu la lourde tache de me confectionner un colis. Mission accomplie avec succès ! Elle m'a littéralement comblée. Alligato Guu.
Bref, les images parleront mieux que moi : 



En détail :



Les livres : tous piochés dans la wish-list donc tous désirés...


Parce que c'est surprenant : Le Commando des immortels de Christophe Lambert
Parce que c'est drôle : Maudit Karma de David Safier
Parce que c'est original : L'Eclat de Dieu de Romain Sardou





Thé, chocolat et surprises :

Là, j'ai posé une vraie colle à Guu, mais elle a assuré, et  avec beaucoup de goût :


- Une baignoire remplie de produits pour le bien être : gel douche au chocolat praline ( une douche aux senteurs de fête foraine, excellent ! ), lait pour le corps thé vert citron ( que j'ai déjà essayé et que j'ai déjà adopté. Il sent très bon ! ), crème gommage au chocolat praline, baume pour les lèvres au chocolat..
- Un très joli porte-clé japonais
- Un marque-page très élégant ( japonais aussi )
- Une friandise très étrange ( Monsieur a mis une option dessus, il adore les nouveautés ) : c'est plat, c'est vert et ça se mange très froid. Je suis vraiment curieuse de savoir où Guu a déniché cette trouvaille.
- Un excellent thé vert parfumé japonais et sa boîte très esthétique.
- Une tasse Zen pour le déguster bien sûr. Elle a pensé à tout.
- Une carte postale fait main très mignonne.

Voilà, je suis vraiment touchée par l'attention que m'a portée Guu, j'espère qu'elle aura pris beaucoup de plaisir à participer à ce swap.

J'ai eu pour ma part l'honneur de swapper Minidou. Je me suis amusée comme une petite folle.

Encore merci à Marmotte pour ce swap très réussi.

dimanche 6 mars 2011

RAFAEL, DERNIERS JOURS, Gregory McDonald


Résumé Editeur :

Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des États-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s'appelle Rafael, et il n'a plus que trois jours à vivre... Avec ce roman, Gregory Mcdonald n'a pas seulement sondé le cœur de la misère humaine, il lui a aussi donné un visage et une dignité


Mon avis :

Ce court roman de Gregory Mc Donald ( The Brave ) est paru en 1991, et 1996 pour la version française. Il a reçu en 1997 le Trophée 813 du meilleur roman étranger. Et il fut adapté la même année au ciméma par Johnny Deep ( The Brave ).
L'auteur a la délicatesse d'écrire un avertissement pour le chapitre 3. Il tient à s'excuser par avance de sa teneur plus que violence mais ô combien nécessaire à l'ensemble de son récit. Il propose même au lecteur de passer ces pages s'il le souhaite, mais insiste sur l'impact de ces mots. Car, ce fameux chapitre relate le scénario du snuff film qui mettra fin à la vie sans intérêt de Rafael. Le pseudo scénariste veut lui expliquer dans le détail sa mise à mort. C'est à la limite du supportable, on se dit qu'après ça Rafael va prendre ses jambes à son cou et fuir. Mais non, c'est tout décidé pour Rafael.
Le thème premier du roman peut laisser croire à une lecture sordide et glauque. Mais il n'en est rien. D'accord Rafael va mourir dans des conditions atroces. Mais pour cet homme c'est la seule décision importante qu'il prend pour sauver les siens de la misère et du bidonville où ils survivent. La naïveté de ce jeune homme est bouleversante. Tout au long du récit nous le suivons pour ces trois derniers jours auprès des siens. Il va tenter maladroitement d'apporter un peu de bonheur dans leur quotidien.
On pourrait croire que l'auteur dénonce ici le mythe du rêve américain, mais le fond de l'histoire est plus philosophique : c'est l'Amour. Rafael, sachant sa fin proche, sachant qu'il offre à sa famille ( femme, enfants, parents ) le plus précieux des cadeaux, sa vie, aspire à la quiétude. Il sait enfin ce qu'il fait et où il va. Il devient sous nos yeux un homme responsable de ses choix, de ses actes. Un homme aimant et aimé des siens. Et plus cette loque qu'il est au début du roman.
Et puis il tient une revanche sur les autres hommes. Il sait où, quand et comment il va mourir.
Ce cri de désespoir d'une vie sans avenir bouleverse le lecteur. Ce sacrifice extrême et douloureux nous ouvre le coeur, et met en émoi l'âme humaine. Face à ce mal absolu, nous sommes impuissant, mais notre Rafael lui part un matin, le coeur plus léger.
Son dévouement prend au tripes et sa naïveté fait hurler. Mais son débordement d'amour nous laisse sans voix.

Une écriture à la fois forte et pudique, un livre coup de poing que l'on se prend de plein fouet et qui nous laisse KO. A lire absolument.

Rafael, derniers jours
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jeudi 3 mars 2011

HELL.COM, Patrick Sénécal


Résumé Editeur :
« Monsieur Saul, nous vous souhaitons la bienvenue parmi notre groupe sélect. Sachez que l'enfer est partout et qu'il accueille deux classes de résidents : les démons et les damnés. La grande majorité des humains font partie de la seconde classe ; seuls les privilégiés comme vous appartiennent à la première. Et en enfer, les démons ont tous les droits. »

Depuis qu'il a pris la tête de la société immobilière de son père, Daniel Saul est devenu l'un des hommes d'affaires les plus riches du Québec. Dans la jeune quarantaine, beau, fonceur, intelligent et sans pitié pour la concurrence et les losers, Daniel a tout pour lui et ne se gêne pas pour prendre le reste.

Quand Martin Charron, un financier et ancien confrère de collège, lui propose de devenir membre de Hell.Com, un site Internet secret où tout – mais vraiment tout ! – est possible pour ceux qui le fréquentent, Daniel sait qu'il ne pourra refuser de s'inscrire. N'est-il pas un « puissant de ce monde », comme son père l'a été avant lui et comme Simon, son fils adolescent dont il a la garde exclusive, le deviendra à son tour ?

Or, ce que Daniel Saul a oublié, c'est qu'on ne monte jamais aux enfers, on y descend ! Et leur profondeur, qui est abyssale, n'aura bientôt d'égale que celle de son désespoir !

Mon avis :


J'ai découvert Patrick Sénécal sur Internet. Cet auteur canadien fait parti des grands maîtres de la terreur, au même titre que Stephen King, Clive Barker, ou Graham Masterton. Son thème de prédilection est, qu'il s'agisse de suspense, de fantastique, ou de terreur, la part sombre de l'Homme. L'instinct primitif et malsain qui est enfoui au plus profond de l'être.
Et dans Hell.com, il ne déroge pas à la règle.
L'histoire nous conte la descente aux enfers d'un riche homme d'affaires qui  fait une overdose de pouvoir. L'argent achète tout ? Peut-être, mais l'amour d'un fils n'a pas de prix. Ca, Daniel Saul va l'apprendre à ses dépens.
A la tête d'une société immobilière fructueuse créée par son père, Daniel vit dans le luxe avec son fils Simon, un jeune adolescent de 17 ans dont il a la garde exclusive.
Quand un ancien de son école vient le trouver dans son bureau, Daniel ne se doute pas qu'il vient d'ouvrir la porte au malheur.
Nous retrouvons dans ce roman les ingrédients nécessaires pour créer l'horreur : le sexe, la drogue, l'argent, la violence. C'est assez trash ! Des scènes de sexe extrême, des séances de torture...juste pour citer quelques exemples. Tout y est pour installer l'enfer dans lequel Daniel a plongé, et ce de son plein gré.
Mais comme dans tous les romans de Sénécal, il y a une morale. La fin est somme toute assez prévisible, mais juste. Comme toujours !
Par contre, dans ce dernier opus, une impression désagréable de bâclage est venue ternir quelque peu ma lecture. On sent par moment des baisses dans l'écriture, comme des essoufflements. Et peut-être quelques petits blancs dans le scénario qui aurait apporter plus de poids.
Enfin, dans l'ensemble, ce fut une lecture très divertissante. Et malgré cette petite gêne, je vous invite fortement pour cette descente aux enfers en compagnie de l'élite et du pauvre Daniel Saul !


"Or, ce que Daniel Saul a oublié, c'est qu'on ne monte jamais aux enfers, on y descends !"


Hell.Com
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mercredi 2 mars 2011

RELOOKING

Je profite de mes vacances d'hiver pour m'attaquer au relooking du blog. Depuis quelques jours, j'ai fait le tour des différentes directions que je voulais donner à la cave aux livres. Je souhaitais qu'elle me ressemble plus. Que je m'y sente chez moi, mais aussi que vous y veniez avec beaucoup de plaisir.
Car n'est ce pas le premier but d'un blog : DIVERTIR.

Voilà ! Je me suis lancée ce matin dans les travaux et j'espère que le résultat vous conviendra autant qu'à moi.

N'hésitez pas à découvrir, ou revenir sur les billets littéraires de ce blog et surtout n'oubliez pas : AMUSEZ-VOUS !

Bonne visite à tous.

Fleur.
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