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La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité. Ben Okri.
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jeudi 7 juin 2012

MEMOIRES D'UNE CATIN, Francesca Petrizzo




Résumé Éditeur :

"La catin. C'est ainsi qu'ils m'appellent. La catin. Ils murmurent ce mot derrière mon dos, mais je les entends. Ils disent aussi que j'étais la plus belle femme du monde, inventent des légendes et composent des poèmes sur ma vie. Ce ne sont que des légendes. Car ils n'y étaient pas. Moi , j'y étais."

Et si la belle Hélène racontait elle-même son histoire...

Hélène de Troie, ou l'archétype de toutes les femmes, qui, depuis des millénaires, ont choisi de suivre les élans de leur coeur plutôt que les exigences de la raison d'Etat. Prisonnière de sa propre beauté - et des ambitions politiques de son père - Hélène tente néanmoins d'assouvir sa soif d'amour. Mais le Destin en décide autrement, et décrète qu'on la considérera à jamais comme une femme infidèle et traîtresse. Une catin...
Dans la lignée des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, poignant et poétique, ce roman magnifique et inoubliable retrace le parcours de la plus fatale des héroïnes de l'Antiquité.


Mon avis :

Grizelda m'a choisie ce livre pour le challenge "Que lire dans ma PAL, et si tu choisissais" organisé par Magda sur Livraddict.
Je l'avais dans mes livres à lire, donc je souhaitais le découvrir, rien de plus logique. La Grèce Antique étant un sujet qui m'intéresse, j'étais curieuse de savoir comment l'auteure allait l'aborder.  A la lecture du résumé, j'espérais un peu d'originalité et de sensualité.
Malheureusement, je n'ai pas été emballée plus que çà. L'histoire d'Hélène de Sparte et la tragique guerre de Troie sont connus de tous ou presque. Ici la promesse était de nous glisser dans le sillage de cette femme à la beauté fatale et de voir toute l'histoire par ses yeux. J'ai du passer à coté des finesses de la plume poétique de Francesca Petrizzo car je me suis ennuyée tout au long de la lecture. Loin de moi l'idée de salir ce roman qui a plu à de nombreux lecteurs. Je ne suis tout simplement pas entrée dans ce livre. Je ne vois pas d'autres explications.
Je ne m'étalerais donc pas trop dessus car je ne souhaite en aucun cas gâcher le plaisir à d'autres lecteurs potentiels. Ce livre n'était pas fait pour moi point final....


Un petit extrait... : 

"Ce qu'Achille n'avait pas prévu, c'était l'ennui. L'ennui qui consume sans brûler, sans faire mal, qui enferme dans une cage sans barreaux ni cloison, qui ronge la surface des jours et la dévore sans qu'on s'en aperçoive, avant qu'il ne soit trop tard. C'est ce qui m'arriva. Hermione, on me l'enlevait, car une nourrice l'allaitait, et je restais seule avec mon sein gonflé, dans des chambres vides qui transpiraient la tristesse.
Mélénas ne tarda pas à s'éloigner, déçu de n'avoir pas eu un héritier. Il ne venait plus dans mes appartements et ses nuits se peuplèrent rapidement de jeunes et très jolies servantes dont aucun bébé n'avait dilaté les flancs. Ainsi la gentillesse de mon mari se délaya dans une indifférence générale envers sa propre épouse légitime ; et ma haine tenue cachée jusque-là, devint manifeste. Son absence dans mes journées devint vite inconfortable, un bouc émissaire facile pour l'expression de ma colère. Je mangeais seule, je dormais seule ; je n'avais durant la journée que mes esclaves auprès de moi. Je cessais de me coiffer, puis de prendre soin de ma toilette ; en peu de mois, je redevins cette vieille négligée qu'avait trouvée Achille."



 



Mémoires d\'une catin
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mardi 5 juin 2012

KANE ET ABEL, Jeffrey Archer




Résumé Éditeur : 

Ils sont nés le même jour et pourtant tout les sépare : William Kane et Abel Rosnovski, le fils de banquier de Boston et l'orphelin polonais recueilli par un paysan. A leur naissance, le 18 avril 1906, l'un paraît promis à la réussite et à la puissance dans le Nouveau Monde, l'autre condamné à la misère et aux désastres qui ravagent le Vieux Continent. Mais le destin va réunir ces deux hommes dans la lutte acharnée pour l'argent et le pouvoir, où chacun sait qu'il ne pourra y avoir qu'un gagnant...
Au coeur de l'Amérique du XXème siècle, cette odyssée magistrale réinvente le mythe immémorial des jumeaux ennemis. Un roman bouleversant, devenu un livre-culte.


Mon avis : 

Je tiens d'abord à remercier Le Livre de Poche et Livraddict pour ce partenariat enrichissant.

Kane et Abel fait parti de ces livres qui marquent votre mémoire pour très longtemps. A la lecture du mot de fin, on sait déjà qu'un jour on prendra plaisir à ressortir l'ouvrage pour le relire et les souvenirs seront encore très présents.
Cette fresque historique et sociale est un coup de poing au coeur. Les personnages évoluent dans la première partie du XXè siècle surtout en Amérique mais aussi dans le Vieux Continent.
Kane et Abel sont nés le même jour. L'un est fils de banquier américain, riche et respecté, l'autre est orphelin de naissance et recueilli par des paysans polonais. Dès leur naissance, tout semble les séparer, pourtant leur soif de réussite et de reconnaissance en font des êtres semblables.
Kane, refusant de n'être que le fils de son père va tout faire pour prouver qu'il est un banquier hors pair. Abel va se battre pour sa vie et réussir dans le Nouveau Monde. Ses capacités intellectuelles et sa volonté vont le propulser dans le monde des puissants. Abel est un exemple type de L'American Dream. Kane est le reflet parfait de la tradition et la réputation à l'américaine.
Pourtant, ces deux hommes vont se vouer une guerre sans merci, au nom du pouvoir et de l'argent. Leurs chemins se croiseront souvent mais jamais ne se réuniront tout à fait...
L'Histoire en toile de fond, Jeffrey Archer revisite le mythe des frères ennemis.
On ne peut que s'attacher à ces deux hommes si différents et pourtant si semblables. Kane, par sa force d'esprit, sa dignité et sa détermination à prouver qu'il est un Homme aussi puissant que son père, émeut. Abel, nous touche par son parcours difficile ( la guerre, les camps, la misère à son arrivée en Amérique ) et par son courage immense. Parti de rien, il va devenir l'homme qu'il estime être de droit. Et l'on en vient indubitablement à se demander comment une haine si profonde a pu venir envenimer leurs vies respectives. Deux hommes biens salis par le pouvoir destructeur de l'argent et du pouvoir ?

Bref, Kane et Abel offre un moment de lecture mémorable. Bouleversant et enrichissant à la fois, il laisse une trace indélébile dans l'esprit du lecteur.


Un petit extrait... : 

" Abel se réveilla peu avant cinq heures le lendemain matin. il faisait encore nuit dehors, lorsqu'il demanda une première édition du Tribune. Machinalement, il lut les pages financières avant de s'habiller et entra dans la salle du petit déjeuner quand elle ouvrit à sept heures. Zaphia n'était pas de service ce matin, mais le petit copain boutonneux, si, ce qu'Abel prit pour un mauvais présage. 
Après le repas, il retourna dans sa chambre, où il fit les cent pas en attendant que les minutes passent. Il vérifia sa cravate dans le miroir pour la vingtième fois, et consulta de nouveau sa montre. Il estima que s'il marchait très lentement, il arriverait à la banque au moment de l'ouverture des portes. en fait, il avait cinq minutes d'avance et dut faire une fois le tour du quartier, regarder vainement les vitrines de bijoux, radios et costumes sur mesure hors de prix. Pourrait-il un jour s'offrir un costume taillé sur mesure ? de demanda-t-il. il revint à la banque à dix heures quatre. "


Kane et Abel
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vendredi 25 mai 2012

HISTOIRE DU 36, QUAI DES ORFEVRES, Claude Cancès




Résumé Éditeur :

Un siècle d'histoire et d'histoires. c'est à un voyage palpitant dans les archives du mythique Quai des Orfèvres auquel nous invite Claude Cancès, l'une des figures les plus emblématiques et originales du 36. En 35 ans de carrière dans la PJ parisienne, Claude Cancès a tout connu ; de la Mondaine à l'Antigang en passant par la Crim avant de devenir le patron du 36, quai des Orfèvres. Dans ce livre, il ne se contente pas de raconter les affaires - nombreuses et retentissantes - qu'il a eu à traiter ( Empain, de Broglie, les irlandais de Vincennes, les attentats de 1995...) mais aussi celles qui ont marqué l'histoire de la Police parisienne : la bande à Bonnot ( qui a propulsé la PJ dans l'ère du vingtième siècle ), les affaires Stavisky, Petiot, Ben Barka, Markovic. Mais il n'y a pas que les affaires. En effet, Claude Cancès propose de remonter aux sources du 36, quai des Orfèvres ( la police d'avant la PJ ) où le lecteur croisera les premières brigades, les premières affaires criminelles, vivra la naissance de la police scientifique et fera la connaissance du premier patron de la PJ parisienne qui fut...un magistrat ! Un livre d'histoire qui se lite comme un polar.


Mon avis : 


36, quai des Orfèvres...cette adresse vous évoque forcément quelque chose ! Maigret peut être ou encore Alphonse Bertillon...
Pour moi, ce lieu est le coeur de la police judiciaire parisienne. Un endroit mythique où des hommes et des femmes donnent tout d'eux mêmes pour lutter contre le crime.
Claude Cancès, ancien patron de la PJ, a passé 35 ans dans ces murs. Fort de sa passion pour son métier, il a souhaité partager avec nous l'Histoire et les histoires qui ont construit la réputation du 36.
Il raconte bien sûr son expérience et les différentes affaires qu'il a eu à suivre tout au long de sa carrière ( l'affaire de Broglie, la prise d'otage de l'école maternelle de Neuilly, les attentats de 1995...), mais il revient aussi sur toutes les personnes qui ont marqué l'histoire du lieu depuis plus d'un siècle ( Alphonse Bertillon, Louis Lépine, Robert Broussard...).
Les archives du 36, quai des Orfèvres sont nombreuses et retentissantes. De nombreux truands et criminels ont eu à faire à la ténacité et au professionnalisme des policiers parisiens, le Docteur Petiot alias Docteur Satan, la bande à Bonnot, le gang des postiches...

Vous êtes amateur de polar, mais aussi d'histoires vraies, ce livre est fait pour vous. Vous pourrez assister à la naissance de la police scientifique, à l'évolution des techniques d'investigation, découvrir des hommes et des femmes au courage et à la ténacité exemplaires. Tous ces noms qui ont fait la grandeur de la PJ parisienne grâce à l'Amour incommensurable de leur métier.
Ce livre est plus qu'un témoignage ou un documentaire historique, c'est avant tout une véritable histoire d'Amour...

Ce livre ne peut pas ne pas entrer dans le cadre du challenge " Le Crime n'a pas de frontière ". Je le répertorie donc dans la catégorie "Crimes du Rail ".



Un petit extrait... : 


"  Antigang. Le nom claque comme un coup de fouet. Mais ce  n'est qu'un surnom - il est vrai bien mérité - inventé par la presse. Celui de la BRI. B comme Brigade. R comme recherche et I comme intervention. Si la BRI a connu son heure de gloire médiatique dans les années 1970, lorsque le non moins médiatique commissaire Robert Broussard était à sa tête, pourchassant les ravisseurs du baron Empain ou traquant l'ennemi public n° 1, Jacques Mesrine, c'est à un autre grand flic qu'elle doit son existence. Un de ces hommes qui ont marqué l'histoire du 36 : François Le Mouël."







Histoire du 36, quai des Orfèvres
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mercredi 4 janvier 2012

UN AMOUR DEROBE, Mackenzie Ford



Résumé Editeur :

1914-1918. Une femme, deux hommes, trois passions balayés par une guerre implacable, leurs mensonges engendrant impostures et secrets inavouables...
Lorsque les combats cessent, le jour de Noël 1914, Wilhelm, un lieutenant allemand, fraternise avec Hal, son opposant anglais, et lui fait une requête inattendue : si Hal survit, pourrait-il retrouver Sam, la fiancée anglaise de Wilhelm, et lui donner sa photo ? Afin qu'elle sache qu'il l'aime toujours...
Peu après, Hal est rapatrié pour blessures puis démobilisé. Il décide de retrouver Sam. Mais, dès l'instant où il voit la jeune femme, son émotion est telle qu'il choisit de trahir sa promesse en gardant la photographie au fond de sa poche.
Commencent alors pour Hal une nouvelle vie et une histoire d'amour qui appartient à un autre...


Mon avis :

En découvrant ce roman, on pourrait croire à une histoire d'amour, une romance sur fond de guerre mondiale. Un homme tombe fou amoureux d'une jeune femme attendant son fiancée parti sur le front. La guerre aidant, ils se rapprochent et finissent par vivre une passion débordante.
Et bien non, ce roman est bien plus profond, heureusement. Je me serais vite lassée si tout n'avait été qu'amour et romance.
Tout commence sur un épisode marquant de la première guerre mondiale. Les troupes allemandes et anglaises se font front en cette veille de Noël 1914. Les hommes des deux camps sont éprouvés, épuisés et au bord du désespoir. Ces combats qui ne devaient durer que quelques mois les ont entrainé dans un massacre sans précédent. S'installe alors naturellement un besoin de faire une trêve, Noël ne symbolise-t-il pas l'espoir et le partage ?
C'est en ce jour particulier que Hal, jeune officier anglais rencontre Wilhelm, son ennemi allemand. Avant la guerre, Wilhelm était professeur d'allemand en Angleterre et fiancée à Sam, elle aussi institutrice. Il demande à Hal de retrouver la jeune femme pour lui donner sa photo. Il désire savoir si la haine qui s'est installée entre les deux peuples aura eu raison de leur Amour.
Hal, blessé au combat, est rapatrié. Il part retrouver Sam. Mais dès qu'il la voit, il tombe amoureux et garde le secret sur sa rencontre avec Wilhelm. Commence pour lui une vie de secrets, de mensonges et de remords.
Plus que l'histoire de Sam et Hal, nous sommes ici face aux changements et aux conséquences de la guerre. Le quotidien n'a plus court, les habitudes et les comportements changent. Les gens doivent apprendre à faire des sacrifices, à se soutenir ou à se forger une force de caractères pour survivre face au conflit.
Après un tel cataclysme, la vie ne reprendra plus comme avant. Les mentalités changent.
Mackenzie Ford nous dresse ici le tableau d'un monde complétement anéanti  par un déferlement de violence et de haine, mais où l'Amour sera toujours la petite lueur d'espoir poussant les hommes vers l'avenir.

Bref, Un amour dérobé est un bon roman mêlant savamment romance et histoire.  Il entraine le lecteur au coeur de la première guerre mondiale mais non sur le front. Il dépeint la vie quotidienne de tous.

Je remercie chaleureusement les Editions JC Lattès et Livraddict pour ce partenariat.



Un amour dérobé
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mardi 19 juillet 2011

AMERICA : LA TREIZIEME COLONIE, Romain Sardou




Résumé Editeur :

1691. Un bateau fuit les côtes de l’Irlande tombée aux mains des Anglais ; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d’une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue : l’Amérique.
À peine sortis de l’adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.
Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouvel Enfer, dont les Européens se partagent les immensités vierges, implantant des comptoirs, des forts et des villes, poussant les tribus indiennes à se déchirer.
Industrieux et visionnaires, Harry et Lilly se heurtent dans la jeune colonie de New York à un Anglais richissime et retors, Augustus Muir, qui tente de les détruire. Désormais, entre les Bateman et les Muir, la haine s’installe, une haine inextinguible qui va se transmettre à leurs descendants et inspirer la plus noire des vengeances…


Mon avis :

Pour ne pas déroger à sa passion, Romain Sardou nous offre un roman sur fond historique. La treizième colonie est écrit sous forme de saga familiale où nous retrouvons un jeune couple d'irlandais catholique, Harry et Lilly Bateman, soumis à la persécution d'une Angleterre protestante véhémente. Pour leur salut, un homme d' église les envoie dans les colonies américaines où l'avenir est plus grand. Les bateman s'installe donc sur cette terre de tous les espoirs.
En parallèle, un allemand très ambitieux, Augustus Muir, par la ruse et l'ambition excessive veut prendre le monopole du commerce avec la nouvelle Amérique.
Voici les bases donc, d'une saga aux rebondissements nombreux. L'auteur démarre avec deux jeunes hommes ambitieux pour qui la vie offre une perspective d'avenir meilleur. Celui-ci déroule le temps pour faire vivre l'épopée de deux familles qui se croiseront et s'opposeront.
Romain Sardou s'appuie sur des références historiques pour faire évoluer les générations Muir et Bateman. De l'Angleterre de la fin XVII ème siècle, à la conquête des terres sauvages des Amériques, le courage, l'ambition et la persévérance de ces hommes et femmes entrainent le lecteur dans une aventure gigantesque.
D'une écriture fluide et simple, l'auteur décrit avec précision la vie des colons, les différents avec les indiens et la naissance des nouvelles villes américaines. Par le biais de plusieurs personnages, aux caractères et aux idées très différents, il nous retrace la vie semée d'embuches des gens de cette époque.
C'est avec un grand plaisir que le lecteur suit les Bateman et les Muir. D'un côté, les rêves d'un père vont entrainer un fils dans l'illégalité et la piraterie. De l'autre, le désir de toute puissance d'un homme prêt à tout pour réussir emmène sa descendance dans une spirale faite de trahisons et de coups bas.

Dans ce roman épique, tous les ingrédients sont mêlés intelligemment pour offrir au lecteur un très bon moment de lecture. Nous retrouvons des guerres, des découvertes, des histoires d'amour, de grandes amitiés, de grandes déceptions...A aucun moment, nous ne sommes déroutés dans le déroulement des événements. Fluidité et aventures romanesques sont les piliers de ce premier tome d'une saga trépidante.

Bref, Romain Sardou a réussi le pari d'unir l'histoire à l'aventure. Son roman est accessible à tout type de lecteur car nul besoin d'être calé en histoire pour l'apprécier.






America, Tome 1 : La Treizième Colonie
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mardi 18 janvier 2011

UN COEUR INSOUMIS, Sarah Dunant

Résumé Editeur :

En pleine Renaissance italienne, le nouveau roman de Sarah Dunant nous plonge au cœur des passions et des révoltes qui vont secouer la vie d’un couvent. Un huis clos troublant à
l’atmosphère sulfureuse et aux subtiles résonances contemporaines.

Ferrara, 1570. Au couvent de Santa Caterina, nombreuses sont les femmes nobles mariées au Christ à défaut d’avoir trouvé un époux à l’extérieur. Mais une nouvelle novice n’est pas prête à se laisser soumettre : Serafina, seize ans à peine, enfermée par sa famille à cause de sa liaison avec un simple
chanteur.

De
peur qu’elle n’ébranle l’harmonie de la communauté, l’abbesse Chiara la place sous la responsabilité de Sœur Zuana, une infirmière érudite, réfugiée ici à la mort de son père, qui soigne tous les maux du couvent, de la peste à la mélancolie en passant par les blessures que les sœurs s’infligent à elles-mêmes…
Parmi les novices partisanes d’une piété encore plus stricte ou celles en proie à d’étranges visions et extases mystiques, Serafina et Zuana tissent une relation qui va sauver la jeune fille révoltée.

Et bientôt, tandis que les forces de la Contre Réforme grondent au-dehors pour durcir les règles en vigueur dans les
couvents, Serafina devient l’enjeu de conflits qui menacent de bouleverser à jamais la vie des sœurs… 

Mon avis :

Quel talent ! Mais quel talent !

Ce roman écrit par Sarah Dunant, auteure anglaise, est une merveille. Tout simplement une merveille.
Je suis entrée au couvent de Santa Caterina à Ferrare en même temps que la jeune Sérafina, et fut conquise par ces femmes au destin singulier.
Elles sont les épouses dévouées du Christ, quelquefois par choix, mais très souvent par obligation. Car dans la renaissance italienne, les familles nobles ne pouvaient pourvoir aux dots faramineuses fixées pour faire un bon mariage.Alors une seule des filles de la famille étaient élevées pour le mariage, les autres étaient éduquées pour prendre le voile. Les couvents étant moins gourmands, la dot demandée était donc souvent plus abordables.
Notre jeune novice, est envoyée de force à Santa Caterina,car coupable d'Amour. Elle ne compte pas rester dans cette prison pour femmes non désirées. L'abbesse Chiara, la confie à soeur Zuana, l'apothicaire du couvent, pour qu'elle l'initie à la vie du couvent, et pour accepte son sort.
Cette rencontre est une bénédiction pour les deux femmes. Soeur Zuana va aider Sérafina. Et en contre partie la jeune fille va ouvrir la conscience de Zuana.
Sur fond historique, Sarah Dunant dépeint avec brio la vie dans les couvents sous la renaissance italienne, mais nous offre en même temps une histoire qui déchaine les passions.
Chaque personnage a une personnalité bien différente et nous offre son regard sur la religion, la condition féminine, sur la politique de l'époque. Le couvent Santa Caterina est réputé pour son choeur de soeurs et pour y accueillir les filles des familles les plus illustres. Mère Chiara, l'abbesse, est une grande diplomate et une femme de coeur. De ce fait, elle gère le couvent de façon plus moderne et comme ces jeunes femmes sont de familles aisées, certaines règles de vie sont assouplies... Mais ce confort est menacé par des réformes qui tendent à durcir la vie monastique. L'équilibre de Santa Caterina est devenu précaire. Surtout que certaines soeurs adhèrent à ces réformes. Sérafina est une bombe à retardement dans cette équation.
Sarah Dunant a réussi à m'envoûter, à m'éblouir, à m'émouvoir et à me troubler. Bref Sarah Dunant m'a offert un moment de lecture inoubliable.



Ce livre m'a été offert en partenariat avec Livraddict et les Éditions Belfond. Je les remercie chaleureusement pour cette merveilleuse découverte.




Un coeur insoumis
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